google.com, pub-6624278383889177, DIRECT, f08c47fec0942fa0

Le Sommet de la Francophonie qui aura lieu en Tunisie au mois de novembre est officiellement reporté.


13 octobre 2021 - 178 vues

Le Sommet de la Francophonie, qui se tiendra à Djerba au mois de novembre, a été officiellement reporté d'un an, le mercredi 13 octobre. Lors d'une réunion du Conseil permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie, la veille, les représentants des 88 États membres et associés avaient déjà convenu de repousser l’échéance à l’automne 2022. Une bonne partie de la décision a été motivée par la situation politique en Tunisie, mais des pays comme le Canada ont demandé le report.

Le 18ème sommet de la Francophonie, initialement prévu sur l'île de Djerba fin novembre, est reporté d'un an, « afin de permettre à la Tunisie de pouvoir organiser cette instance importante dans les conditions les plus optimales », selon des communiqués émanant de l'Organisation internationale de la Francophonie et du ministère tunisien des Affaires étrangères.

« Les discussions ont abouti au consensus des représentants des États membres concernant la Tunisie, hôte de ce sommet, et le report de la date de sa convocation sur l'île de Djerba à 2022 afin d'assurer une large participation au plus haut niveau et de ne pas avoir à le tenir à distance », précise un communiqué du ministère tunisien. La décision doit être adoptée officiellement à la Conférence ministérielle de la Francophonie.

Le Canada a fait pression, la France est demeurée neutre, mais...

Depuis que le pouvoir s'est durci à Tunis et que le président Kais Saïed s'est arrogé les pleins pouvoirs, organiser un sommet de la francophonie à Djerba mettait les États membres de l'OIF dans l'embarras. Il semble que le Canada ait été le pays le plus actif à demander un report, d'autant qu'Ottawa et la province de Québec remettent en cause la gestion-même de l'Organisation internationale de la francophonie.

Officiellement, la France reste neutre : " Nous étions favorables à toute solution convenue entre l'OIF et la Tunisie ", a déclaré une source au Palais de l'Élysée. Mais Paris était de plus en plus mal à l'aise face au durcissement politique tunisien, dénoncé ouvertement par des avocats et des militants des droits de l'homme en Tunisie et en France, après un nouveau sommet Afrique-France qui rassemblait à Montpellier la société civile africaine pour éviter à Emmanuel Macron de s'afficher auprès de certains chefs d'État peu démocratiques.

Depuis que le président tunisien Kaïs Saïed s’était arrogé les pleins pouvoirs il y a un peu plus de deux mois, avant de suspendre le Parlement puis certains chapitres de la Constitution le mois dernier, la tenue du sommet de la Francophonie dans le pays devenait de plus en plus problématique.

La Tunisie y tenait

Il est difficile d'organiser un sommet consensuel et pacifique lorsque des milliers de personnes protestent encore contre ce qu'ils appellent un coup d'État. " L'ex-Président Moncef Marzouki a même personnellement appelé à boycotter le sommet. Un certain nombre de pays membres de l'OIF ont fait part de leur inconfort au secrétaire général de l'organisation.

Samedi, Louise Mushikiwabo s'est rendue en Tunisie pour entendre le Président Kaïs Saïed réitérer sa volonté d'accueillir le sommet et lui présenter les préparatifs en cours. Objectif : éviter un désengagement humiliant. Les organisateurs tunisiens ont alors assuré que près de vingt États avaient confirmé leur arrivée. Sauf qu'il n'y avait aucun endroit ou programme spécifique pour ce sommet prévu les 20 et 21 novembre.

Le ton devait être rassurant, mais le chef de l'Etat tunisien avait abandonné une petite sentence. Kaïs Saïed a évoqué ceux qui sont allés à Paris et ont essayé de faire foirer le Sommet de la Francophonie. " Parlait-il d'adversaires politiques? Des partenaires étrangers ?

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article