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Quelle place pour la diaspora dans la nouvelle relation franco-africaine ?


12 octobre 2021 - 83 vues

Ce sont des francophones, binationaux et dynamiques. Ils déplacent l'Afrique, et peut-être également les lignes politiques. La diaspora, mise en avant lors du dernier Sommet Afrique-France, est au cœur de la stratégie parisienne visant à réinventer son lien avec le continent.

Assumer le rôle d'ambassadeur sur le continent ? Pas de souci pour Matina Razafimahefa. Ce co-fondateur de la première école digitale de Madagascar était l'un des 3000 invités du sommet Afrique-France à Montpellier. Selon elle, la diaspora peut combler le fossé qui sépare Paris du continent. " Elle peut développer son pays d'origine tout en restant en France ", a expliqué le jeune Franco-Malgache. Quand ils rentrent chez eux, la diaspora peut montrer comment les choses se passent en Europe et aider à atteindre les normes internationales. À mon avis, tout ce transfert d'expertise est important. "

Le président Emmanuel Macron l'a rappelé à Montpellier : les diasporas " entretiennent " cette nouvelle relation entre la France et l'Afrique et sont " totalement françaises ", a-t-il souligné.

Certains ont assisté à une allocution présidentielle au début de la campagne. « Il y a certaines diasporas qui sont sceptiques, elles ont l’impression d'être tombées dans un piège », estime Roland Portella, président du club économique Coordination pour l'Afrique de Demain (Cade). « On a besoin de ces diasporas-là, ajoute-t-il, pour faire de la politique, pour faire un semblant d’investissement productif, mais au final, là où il y a véritablement des poches de croissance, des poches de richesse, ces diasporas ne sont pas là. »

C'est la même chose pour Dogad Dogoui, président de la plateforme de soutien aux PME, le Forum africain des PME, qui réclame plus de reconnaissance. La diaspora africaine en France, c'est français, dit-il, donc elle défend les intérêts de son pays. Cependant, comme elle est d'origine africaine, elle veut adopter une approche équilibrée. Les mots ne suffisent pas, ils doivent être visibles dans la structure, dans les nominations. "

Prenez le premier endroit.

Suite au sommet de vendredi, Emmanuel Macron annonce la création d'une maison des mondes africains et des diasporas en plein cœur de Paris. Il a également admis la nécessité de nommer plus de personnes de la diaspora dans l'administration.

Dogad Dogoui demande également la prise de mesures. Faites participer la diaspora aux marchés africains. Impliquez la diaspora dans les discussions avec les intérêts français et les intérêts africains, il faut qu'elle soit entièrement dans le jeu et qu'elle ne soit pas sur les strapontins », assène le Franco-Ivoirien. Et d’ajouter : « Ça veut dire qu’elle ait la première place parce que ce sont ceux-là qui vont pouvoir gérer, ouvrir les portes pour l’économie française de demain. »

Freins

Encore faut-il qu’elle en ait les moyens. " Si ces diasporas n'ont pas de véhicule seul ou d'infrastructure d'investissement, qu'est-ce qu'elles peuvent faire? " , demande Roland Portella de la Cade. Le leader souligne que les diasporas des pays francophones ne sont pas encore performantes socialement et techniquement quand elles se dirigent vers leur pays d'origine. Dans les pays anglo-africains, explique-t-il, les choses bougent beaucoup plus. Il existe des entrepreneurs de très haut niveau et une demande qualifiée, qu'il s'agisse du Nigéria, du Ghana, du Kenya ou de la Tanzanie. "

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