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Vaccination contre le paludisme : Au Kenya, les résultats de la phase pilote ont été considérés comme encourageants.


11 octobre 2021 - 153 vues

Le vaccin contre le paludisme, que l'OMS a recommandé mercredi dernier comme "déploiement de masse", est déjà une réalité dans certaines régions. Le pays compte parmi les trois pays - aux côtés du Malawi et du Ghana - à avoir participé à la phase pilote de l'introduction de ce vaccin. À Nairobi, cette phase pilote a donné des résultats encourageants. Non seulement parce qu’elle a permis une réduction de 30% des formes graves de la maladie, selon l’OMS, mais aussi parce que ce nouveau vaccin a été globalement bien accepté par les populations.

Pour que ce premier vaccin contre le paludisme soit entièrement efficace, tous les enfants doivent recevoir quatre doses. Au cours de cette phase pilote, dans 6 comtés du Kenya : 88% des enfants ont reçu la première, 84% la seconde, 70% la troisième… Pour la 4e dose administrée à l’âge de 2 ans, les résultats sont encore attendus.

Mais, selon Rose Jalang'o, directrice du programme d'immunisation du ministère kenyan de la Santé, ces chiffres montrent déjà une large acceptation de la population. Le vaccin est bien accepté puisqu'il a été intégré au programme de garde d'enfants existant. Il est connu des mères. Il s'agit d'un système non parallèle. Ensuite, chacun ici connaît le paludisme, a vu sa vie ou celle d'autres personnes touchées par cette maladie. Et cela accroît la vulnérabilité des gens à ce vaccin. "

Pour le docteur Samuel Aketch, pédiatre et membre de l’équipe de chercheurs qui ont travaillé sur cette évaluation, ces bons résultats s’expliquent aussi par le fait qu’à la différence d’autres vaccins, comme celui contre le Covid-19 par exemple, il est développé depuis des décennies et surtout sur le sol africain.

Ce vaccin a fait l'objet d'analyses au Kenya avant cette phase pilote. Le fait de pouvoir dire aux gens qu’il n’a pas été développé dans un autre pays, et que de nombreuses recherches sur ce vaccin ont eu lieu sur la population kényane, cela nous a beaucoup aidé. »

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