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CONNAÎTRE SAMO

28 juin 2021 - 804 vues

Samo/ Bonoua 

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CONNAÎTRE SAMO

Samo est un village de Bonoua, du département de Grand-Bassam, dans la région du Sud-comoé, situé à l’Est de Bonoua sous-préfecture. Tout comme les localités de la région, il a reçu très tôt la visite du blanc qui était portugais. Avec son sol riche grâce à de fortes pluies et son nombre important d’habitants qui constitue un atout, Samo est le grenier du vivrier du sud-comoé. Ravitaillant Bonoua, Grand-Bassam voire Abidjan, il s’est petit à petit construit et poursuit son chemin sur la voie du développement.

HISTOIRE

Samo est le premier village du peuple Ehivè.

La date de la première présence humaine dans le village est difficile à évaluer, cela, du fait des ossements qui ne se conservent pas dans le climat humide de la région. Cependant, force est reconnaître que Samo constitue le premier village du peuple Ehivè. C’est de ce village que les Ehivè, sous groupe du peuple Abouré se sont dispersés dans tout le département de Grand Bassam. Les Abouré venus de Youanyouan, étaient à la recherche de l’eau qui est source de vie. Dans cette recherche, ils vont progresser vers Bonoua d’où le nom'' Somo’’ qui signifie « mère, lève-toi, on s’en va », pour dire qu’ils vont du côté de Bonoua où ils pensent trouver un point d’eau. Somo qui devient plus tard Samo à cause d’un souci phonétique fait partie des sept (07) villages du peuple Abouré dont Bonoua qui est le plus grand par sa superficie et sa population. Ce peuple à l’instar de tous les peuples du grand groupe Akan, est venu du Ghana actuel à sa suite d’une guerre fratricide.

GÉOGRAPHIE

Situé à l’Est de Bonoua, Samo est le chef lieu des provinces en ce sens que son chef du village commande les autres provinces. C’est un village carrefour. Il compte plus de trente (30) mille âmes. Une population qui augmente très vite du fait des natalités très élevées et de mortalité en baisse. Cette augmentation rapide est due également au progrès de la médecine et à l’immigration. Samo regroupe Neuf communautés. Les ressortissants des pays limitrophes de la côte d’Ivoire s’y trouvent. C’est pourquoi on dit de Samo « un village CEDEAO ». C’est ainsi qu’on trouve la communauté malienne, la communauté guinéenne, la communauté ghanéenne, la communauté burkinabè, la communauté nigériane et nigérienne

UN VILLAGE PAISIBLE MALGRÉ SES NOMBREUSES COMMUNAUTÉS.

En dépit de ces communautés, Samo est qualifié de village paisible, d’entente, où toutes les communautés vivent en parfaite harmonie. Samo est cité en exemple dans plusieurs domaines.

Quel est son secret ?

LE GÉNIE DU CHEF

Samo est cité en exemple pour avoir tourné le regard aux manifestations qui ont secoué le Sud Comoé lors des élections d’octobre 2020. Cette relative accalmie n’est possible sans le génie du chef de ce village Otron Jean Baptiste. Les qualités de l’homme force l’admiration et le respect de tout observateur attentif. Pour éviter les conflits entre les différentes communautés, monsieur le chef de Samo a choisi ses '’ commandos '’ qui ne sont d’autres que les chefs de chaque communauté et les présidents du forum et de la CEDEAO. Ces représentants sont une croix de transmission entre le chef et les propositions.

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Infrastructures

Samo se fraie un chemin sur la voie de développement. Il se donne tous les moyens pour le réaliser. Beaucoup de choses ont été faites sur plusieurs plans.

Au plan sportif, Samo dispose d’un Stade homologué par la fédération ivoirienne de football (FIF).

Un autre stade du nom du chef fait également la fierté des villageois.  Au plan sanitaire, le village a un centre de santé plus une maternité et une pharmacie. Un projet est en cours pour la transformation de ce centre de santé rural en un centre urbain afin d’avoir en permanence la présence d’un médecin.

Sur le plan éducatif, Samo dispose de deux groupes scolaires :

-le groupe scolaire Otron Jean Baptiste qui a en son sein deux écoles primaires et une maternelle.

-le groupe scolaire Kolea qui, lui compte trois écoles et une maternelle.

Outre  ces infrastructures scolaires, sportives et sanitaires, le village a une référence d’une grande quincaillerie, une voie internationale bitumée , Samo dispose également d’une radio www.radioSamo.net pour le bonheur informationnel des populations. Sur le plan sécuritaire, Samo a un commissariat.

Manifestation

Il n’existe pas à proprement parler de manifestations à Samo. Étant donné qu’il est dépendant de Bonoua, toutes les manifestations qui ont cours dans cette ville, touche directement Samo.

Cependant, regroupant plusieurs communautés, la culture de chaque communauté peut constituer un moment de réjouissances pour les autres. Pendant les fêtes de Tabaski et ramadan toutes deux des célébrations musulmanes, la communauté malienne fortement représentée dans le village, égaie les habitants avec leur danse '’ Didadi '’. Avant cela, il y avait le Balafon qui est aussi une danse de réjouissances qui accompagnait les parents dans leurs travaux champêtres. Petit à petit, la jeunesse à pris sa place d’où la naissance de l’Union des Jeunes de Samo qui , pendant les vacances organise de grandes manifestations socioculturelles et sportives. Dans ce programme, il y a une journée de Cross, de cyclisme, de ballets, de plats culinaires, de grandes compétitions sportives. Il n’y a pas de festival à Samo.

Gastronomie

La première nourriture de l’ivoirien c’est l’attieké. Et la culture du manioc est très prisée à Samo. En effet, Samo est le grenier du vivrier du Sud Comoé. Il ravitaille Bonoua, Grand-Bassam et même Abidjan. Il y a aussi un peu de tout à Samo. À plusieurs communautés, plusieurs cultures. Chaque communauté a sa culture, sa nourriture. On y trouve de le riz, le foutou, le palmier à huile l’ananas, le tchep.

 

Règlement des litiges

Les différends qui relèvent de la compétence du chef, sont réglés essentiellement à l’amiable. Il y a aussi des amendes, qui sont des amendes légères.

Mariage

Pour épouser une fille Abouré, il y a des démarches à suivre. Il faut informer les différentes familles. Il faut s’acquitter d’une dote en argent. Des bouteilles de likeur, pagnes, chaussures, sel et foulard.

Abdoul Razak Diabagaté, journaliste à la Radio SAMO.

 

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