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Burkina Faso : un convoi de troupes françaises bloqué à l'entrée de la ville de Kaya.


20 novembre 2021 - 108 vues

Depuis jeudi soir 18 novembre, les jeunes de la ville de Kaya, au Centre-Nord, manifestent pour réclamer le départ des troupes françaises du Burkina. Ils refusent que passe un convoi militaire français à destination du Niger. Ces véhicules avaient été bloqués par le passé à Bobo-Dioulasso et à Ouagadougou.

Après plusieurs heures d’attente sur la route nationale 3 entre Ouagadougou et Kaya, le convoi de l’armée française a dû reculer pour s’installer sur une aire protégée à environ 5 km de la ville de Kaya. Les milliers de manifestants de toute la région centrale-nord ne permettront pas au convoi d'avancer vers le Niger. 

Ce blocage fait suite à la demande de la COPA-BF - la Coalition des Patriotes du Burkina Faso - de lutter pour une véritable indépendance des pays africains. Après Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, le convoi se trouve toujours à Kaya, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale. " Le convoi a trouvé refuge dans une vieille carrière ", déclare Gaoussou Traoré, membre de la Coalition des Patriotes du Burkina Faso. Cela ressemble un peu au zoo. Les gens observent le convoi à travers la clôture. "

Les manifestants pensent que les forces françaises appuient les groupes armés terroristes. Sayouba Ouédraogo, un habitant de la région du Centre-Nord, dit ne pas comprendre que le Burkina Faso soit attaqué de toute part sans que l’armée française n’intervienne, malgré les accords qui lient les deux pays. « On ne sait pas ce qu’il y a dans les contenants : des motos, des munitions, des armes… Nous ne le savons pas. Nous voulons que l’armée française se replie. On ne veut plus d'eux sur notre territoire. Laissons-les partir avec leur équipement. Car à leur passage, les attaques sont plus fréquentes. Cela signifie qu'ils sont complices de ces terroristes qui, après avoir été ravitaillés en carburant, poursuivent toujours les attaques. "

« C’est un combat patriotique et chaque région doit prendre ses responsabilités » fait savoir un manifestant qui se prépare à passer une autre nuit au clair de la lune pour empêcher le long convoi d’avancer, rapporte notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani.

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