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Côte d'ivoire : Un jeune laveur de voitures décède au violon d'un commissariat de police de la Riviera, Ange Kessy ouvre une enquête.


21 novembre 2021 - 200 vues

Un jeune laveur d'auto est mort au violon du 18e arrondissement de la Riviera le dimanche 14 novembre 2021. A en croire le témoignage de son employeur, le jeune est décédé dans des conditions curieuses après avoir été mis à garde à vue au commissariat du 18ème arrondissement de la Riviera 3.

Selon le patron du lavage dans lequel Hamed Konaté travaillait depuis février-mars 2021. En effet, le vendredi 12 novembre, le jeune Hamed Konaté, 26 ans Sénoufo, originaire de Daloa, est chargé de laver le véhicule d'un client avec son collègue. Le client rentre plus tard pour récupérer sa voiture et s'en va sans cligner des yeux. Près d'une heure plus tard, il est retourné à la station de lavage pour se plaindre de la disparition d'une pièce de son véhicule. Pièce appelée « Barre ». Le gérant du lavage et les deux jeunes laveurs ne se reconnaissent pas dans ces accusations.

Le patron en voyage a été joint au téléphone et informé de la situation. Après échange avec le client, il lui fait savoir que son lavage ne peut être responsable de ce vol à partir du moment où il a quitté le lavage pour revenir. Le client menace et revient quelque temps plus tard à la toilette avec des policiers du Commissariat du 18e district. Ces policiers amèneront avec eux le responsable de la laverie et les deux blanchisseurs. Une fois au poste de police, le commissaire prend contact avec le propriétaire de la laverie et l'informe que ces employés sont en état d'arrestation.

Le patron du lavage s’étonne de cette mesure et demande au commissaire de remettre une convocation à ses employés à laquelle il viendra répondre le mardi 16 de retour de son voyage. Sa demande a été rejetée par le commissaire, qui a ordonné la détention des trois employés. Justifiant à leur patron qu'ils ont reçu sur place, un avis de convocation au commissariat de police " à la réception ". D’où leur mise en garde à vue systématique. Le propriétaire du lavoir s'étonne de cette mesure et demande au commissaire s'il a été influencé par le plaignant. Il n’aura pas de réponse.

Le patron rappelle plus tard le commissaire, pour l’informer que la gérante de son lavage est enceinte de 4 mois environ et qu’il sera difficile pour elle de supporter une garde à vue. Les policiers du 18ème district relâcheront donc le gérant du lavage. Les deux autres nettoyeurs sont détenus dans une cellule de détention du commissariat. Le samedi suivant, l'un d'eux, en la personne du jeune Konaté Mohammed fait une crise dans la cellule. Il s’agirait selon notre témoin d’une crise de panique du jeune homme, qui aurait eu du mal à supporter les conditions de l’incarcération, une première expérience pour lui. Il est transporté à l'hôpital d'Anono par les agents de ce poste de police. Peu de temps après, on le ramène dans la cellule. Le jeune Mohamed n’avait rien de grave à priori.

Mais le lendemain, dimanche, vers 17 heures, Hamed Konaté est toujours en difficulté. Il fait une autre convulsion. Son laveur le voit en train de se tortiller, de baver... Il frappe à la porte de sa cellule pour en informer la police. Il reçoit des réponses du genre, « laissez-le, il n’a rien » ou « laissez-le, il fait exprès ». Quelques temps après, les policiers vont entrer dans la cellule non pas pour voir l’état de santé du jeune Konaté Hamed, mais plutôt pour lui asséner des coups de matraques. Son ami inquiet fait comprendre aux policiers que le jeune homme est inconscient, il ne faut pas le frapper… Quelques temps après, Konaté Hamed est dans les pommes ou plutôt déjà mort.

Selon son collègue laveur, Hamed Konaté a rendu l’âme dans la cellule ce dimanche. Mais le commissaire du 18e district argumentera le contraire, lorsqu'il rencontrera le patron du lavoir, de retour de son voyage, le lundi 15 novembre 2021. D'après le commissaire, l'adolescent est décédé à l'hôpital où ces agents l'auraient envoyé en raison de son malaise. Mais pour ses amis en cellule, son corps a été rapatrié dans un corbillard pris pendant la nuit au commissariat vers 4 heures du matin.

En outre, le commissaire du gouvernement a décidé de faire enquête. " Le commissaire du gouvernement procède à une enquête et ordonne une autopsie. Le Chef du Parquet militaire interdit également aux enquêteurs de la police criminelle de s'approcher du corps tant que l'autopsie n'est pas terminée", a été publié sur la page du Tribunal militaire d’Abidjan.

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