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Covid-19 : L'Afrique du Sud se sent punie par les révélations concernant la variante d'Omicron.


27 novembre 2021 - 245 vues

La révélation de la présence d'une nouvelle variante a causé une onde de choc dans le monde entier. Nommé " Omicron " par l'Organisation mondiale de la Santé et considéré comme un sujet de préoccupation. Environ 100 cas ont été signalés en Afrique du Sud, mais leur origine demeure inconnue. Cependant, des pays partout dans le monde ferment leurs frontières à l'Afrique du Sud et à plusieurs pays d'Afrique australe. L'Afrique du Sud se sent abandonnée suite à ses révélations.

Le professeur Tulio de Oliveria, l'un des chercheurs derrière la découverte de la variante Omicron, a déclaré: "Nous sommes punis pour notre transparence". Les autorités sud-africaines sont bouleversées par les fermetures de frontières, rapporte notre correspondant à Johannesburg, Romain Chanson.

Certaines de ces réactions sont " injustifiées ", comme le ministre de la Santé l'a souligné aux pays européens et au Royaume-Uni. " Nous devons travailler ensemble plutôt que de nous punir mutuellement, a déclaré la ministre Phaahla, déconseillant de chercher un bouc émissaire.

S'il est impossible de dire pour l'instant où la variante a fait son apparition, c'est en Afrique du Sud qu'elle se répand rapidement. D'après l'Organisation mondiale de la santé, le nombre de cas de contamination liée à des variantes augmente dans presque toutes les provinces d'Afrique du Sud. Cette variante accompagne le début d'une quatrième épidémie dont le pouvoir devrait être contrôlé par tous les pays du monde.

Un variant préoccupant selon l'OMS

Les pays sont barricadés l'un après l'autre face à l'apparence de la variante Omicron. Officiellement considéré comme " préoccupant " par l'OMS. Il a depuis été détecté au Botswana, en Belgique ou encore à Hong-Kong, poussant plusieurs Etats à restreindre voire interdire l'accès de leur sol aux voyageurs venus d'Afrique australe. Les États-Unis, le Canada, l'Arabie saoudite et le Brésil sont devenus vendredi les derniers pays à fermer leurs frontières à l'Afrique australe.

Une réaction qui en dit beaucoup sur l'angoisse causée par cette nouvelle variante. Pendant que nous ignorons encore sa dangerosité. Il est difficile, en deux semaines, de savoir dans quelle mesure la variante Omicron peut changer le visage de la pandémie, se souvient notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Les conséquences de la variante Delta ne sont toujours pas mesurées, huit mois après qu'elle soit apparue.

On peut dire qu'Omicron a quelques mutations. Certains sont jugés inquiétants par l'OMS. Et il se reproduit plus rapidement que les autres variantes devant lui. Selon l'office, deux facteurs suffisent à le considérer comme une variante préoccupante. Il s'agit du cinquième classement de cette catégorie. Et sans doute pas le dernier.

Depuis des mois, l'OMS martèle que tant que tous les pays n'auront pas un accès équitable aux vaccins, le virus continuera de se propager, multipliant les risques de mutations. Un appel rejoint par le président américain, qui croit que cette nouvelle variante devrait encourager davantage de vaccins pour les pays qui n'en ont pas.

Joe Biden nous rappelle à nouveau que l'Amérique a donné plus de doses que tous les autres pays combinés. Selon Guillaume Naudin, correspondant à Washington, d'autres pays devraient atteindre son niveau en termes de vitesse et de générosité. 

Les craintes que peuvent avoir l’OMS ou les autorités de santé de chaque pays c’est que ce variant soit plus infectieux mais il faudrait qu’il soit bien plus infectieux que le variant Delta et ça on le sait pas du tout. Et le deuxième risque c’est qu’il échappe un peu, ou un peu plus, à l’effet vaccinal. Mais pour l’instant on en sait vraiment rien.

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